Chroniques du centre

Agnès Callou et Julien Beal

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Meeting de François Bayrou à Lyon

Posted by agnes et julien sur 17 avril 2012


Meeting de François Bayrou à Lyon

À Lyon, François Bayrou a tenu un grand meeting sous le signe du rassemblement du pays, « héritage de la résistance » et « nécessaire dans tous les moments où est engagé le destin du pays », lundi 16 avril.

Pour télécharger le discours intégral en pdf, cliquez ici.

Dans une salle comble, devant plus de 3.000 personnes, c’est par un vibrant hommage à Gilbert Dru, résistant français fusillé à Lyon, que François Bayrou a ouvert son discours. « C’est à lui, entre autres, comme à Gabriel Péri ou à Estienne d’Orves, qu’Aragon a dédié La Rose et le réséda », a-t-il déclaré solennellement avant de réciter quelques vers dudit poème, « Je tenais à dédier, devant vous, cette soirée à sa mémoire ». Le candidat à la présidence de la République a pris comme modèle le Conseil national de la Résistance qui a su « unir les sensibilités politiques dans un projet de société qui ne ressemblait à aucun autre ». « Sa signification est d’autant plus importante aujourd’hui, car dans tous les moments où est engagé le destin du pays, les choix du peuple seront vitaux », a-t-il déclaré avant d’affirmer : « nous sommes tous les héritiers du Conseil national de la Résistance dans ce modèle de société qui a été créé et qui est le modèle de société français ».

« Ils ont une vision partisane du peuple ! Nous avons une vision nationale du peuple ! »

Selon François Bayrou, « humanisme et vérité, humanisme et réalisme », hérités du Conseil national de la Résistance, sont aujourd’hui même en danger et pour les sauver « l’heure est à une démarche politique nouvelle ». Pour cela, il a appelé à « une démarche d’unité nationale » et pas « à une démarche de division ». « Cela fait une première différence, massive, majeure, décisive entre moi et les autres candidats à l’élection présidentielle », a-t-il affirmé.

Faisant référence aux meetings tenus par ses principaux concurrents la veille, il a dénoncé « une journée de dupe » dont « le seul message était ‘nous, on a une plus grosse foule que les autres’ et se résumait à une guerre de chiffres ». « Il a fallu dépenser sans compter l’argent public dans des manifestations dans lesquelles ni l’un ni l’autre n’ont rien dit ! Chacun avec ses envolées lyriques, ses trémolos, ils s’adressaient à la moitié du peuple de France », a-t-il déploré avant de rappeler que lui s’adresse à la France entière. « Pour nous le peuple de France, c’est la France ! Ils ont tous deux une vision partisane du peuple de France ! Nous avons une vision nationale du peuple de France ! »

Décrivant les deux stratégies de ses adversaires, l’un dans « l’extrême division » et l’autre dans « l’extrême illusion », il a réaffirmé que le simple changement de gouvernants ne permet pas de résoudre les problèmes du pays. « Ceux qui pensent qu’il faut juste changer les dirigeants pour que tous les problèmes s’envolent, ceux-là vous racontent des mensonges », a-t-il prévenu. Rejetant encore une fois les extrêmes, le député des Pyrénées-Atlantiques a rappelé que c’était pour mieux accueillir les autres mouvements. « Si j’écarte les extrêmes, chacun comprendra qu’ils sont incompatibles avec notre choix d’honnêteté, d’authenticité, et d’équilibre, si je les écarte, ce pour inciter tous les autres mouvements à rejoindre le mouvement que je veux initier pour notre pays », a-t-il appelé.

Citant un « autre héritage du Conseil National de la Résistance », il a énoncé la « conception profonde et enracinée de la démocratie dans notre pays ». Pour cela, il a appelé de ses vœux au « traitement équitable de l’information », condition sine qua non de la véritable démocratie. « Je crois au peuple souverain. C’est le plus grand idéal de politique qu’on peut porter au sein d’un pays ou d’une nation. Je crois que, comme disait le philosophe, la démocratie est l’organisation de la société qui porte au plus haut la conscience et la responsabilité du citoyen' », a-t-il expliqué. Or, « nous assistons à un concours de démagogues. On se garde bien de nous dire la vérité. On présente les discours les plus mensongers, les plus dissimulateurs, les plus truqueurs. Si seulement on donnait au peuple ces éléments de vérité, je n’ai aucun doute des choix qu’il ferait ».

« Ils parlent de chiffres, je vous le dis de fond du cœur, je parle de visages »

La question de l’emploi a également été abordée, en prenant pour exemple une situation familiale de sa circonscription : « Je n’ai jamais oublié une dame marocaine qui est venue me voir. Elle était illettrée et son fils avait bac+8. Elle était fière, car elle savait que c’était le plus haut niveau de l’université française. Et ce fils là, n’arrivait pas à trouver ne serait-ce qu’un stage », a-t-il rapporté. « Regardez-les en face ces parents-là  », a-t-il lancé avec vigueur à ses adversaires.

François Bayrou a ainsi rappelé à quel point les autres candidats traitent « de manière légère » la question du chômage et particulièrement du chômage des jeunes. « Ils voient des chiffres, là où moi je vois des visages. Je sais ce que c’est dans une famille, quand le garçon ne sort plus de sa chambre ou quand il tient les murs dans les cités. C’est à ceux-là que je pense. Je sais ce que c’est la montée du chômage, humainement », a-t-il décrit avec une émotion non dissimulée. « Ils parlent de chiffres, je vous le dis de fond du cœur, je parle de visages ».

« Je m’honore d’être le candidat qui dit la vérité sur la situation du pays, mais je suis le seul qui propose des solutions de bon sens pour sortir de la situation dans laquelle on est », a-t-il affirmé avant de conclure sur une note d’optimisme : « L’essentiel de notre héritage, nous allons le reconstruire. C’est ce qu’on a appris du Conseil national de la Résistance ».

Article de bayrou.fr

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