Chroniques du centre

Agnès Callou et Julien Beal

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Interview de Jérémy Erre, nouvel adhérent du Mouvement Démocrate

Posted by agnes et julien sur 7 septembre 2011


– Salut Jérémy, présente-toi rapidement pour les lecteurs des Chroniques du Centre?

Jérémy Erre, 21 ans, je suis lyonnais d’adoption, après avoir vécu un peu partout en France métropolitaine et dans les Dom Tom. Passionné de politique, j’ai suivi des études de sciences politiques et d’administration publique, avant de me tourner vers la gestion et le management « durable » à l’université Lyon 3.

– Tu t’es engagé à quelle âge et pourquoi aussi jeune ?

C’est en arrivant à Lyon que j’ai décidé de m’engager. J’ai fait ce choix, associatif et politique, car je me suis rendu compte que lorsque l’on décide de franchir le pas, nous sommes capables d’améliorer la vie de nos voisins, de nos concitoyens, qu’ils soient lyonnais, français ou européens. En agissant pour eux, on agit aussi pour nous-mêmes, nous bâtissons cette paix sociale dans laquelle chacun de nous souhaite vivre et faire vivre ses proches. Nous contribuons ainsi au progrès collectif auquel je crois. Et surtout, il n’y a pas d’âge pour s’engager.

Chez moi, même si on ne parlait pas beaucoup politique, on soutenait Sarkozy en 2007. Je suis entré à l’UMP à 16 ans, puis à 18 ans au Nouveau Centre lorsque j’ai compris que mes valeurs étaient bien loin du projet de société conservateur porté par la droite. Chez les centristes j’ai trouvé une famille politique qui me comprenait et que je comprenais, j’ai donc décidé de rester et de défendre les idéaux qu’elle porte.

– Tous les partis politiques parlent de valeur ! Quelle sont les tiennes ?

Mes valeurs se résument dans l’humanisme et le progrès ; notre capacité à nous développer au contact des autres, et une foi dans un lendemain meilleur qu’aujourd’hui. L’humanisme c’est avant tout une ouverture sur les autres et sur soi-même. C’est l’idée que l’autre n’est pas un étranger et que l’homme loin d’être un loup pour l’homme en est la clé du progrès personnel. Il faut donc savoir s’ouvrir aux autres, s’enrichir de ses différences qui sont autant d’expériences, accepter ses idées, ses convergences, ses divergences, et savoir se remettre en question tout en défendant ardemment ce en quoi l’on croit au plus profond de nous.

Dans notre société actuelle l’humanisme est remis en cause par l’exacerbation des différences entre les hommes. J’aime le message centriste lorsqu’il appelle les citoyens français et les citoyens européens à réaliser que ce qui les sépare est moins fort que ce qui les unit. Ces valeurs mènent aussi directement à d’autres notions que je me suis appropriée : l’exercice du pragmatisme et la recherche dès que possible du consensus et de la négociation, ainsi qu’un fort besoin de justice et de liberté au sens le plus strict du terme.

– Pour finir, tu as rejoint le mouvement démocrate de François Bayrou depuis très peu de temps.
Peux-tu nous dire en quelques phrases pourquoi es-tu parti du nouveau centre pour rejoindre le mouvement de François Bayrou ?

Avant tout je ne suis pas un fanatique de François Bayrou, je suis toujours plus fidèle aux idées qu’aux hommes. Sur la scène politique française, aucun de nos leaders centristes ne peut se targuer d’avoir eu raison de A à Z, ou il tombe lui-même dans un travers que notre famille ne reconnait pas. J’ai apprécié la remise en question de FB sur son choix de ne pas choisir en 2007, et son engagement à se déterminer au second tour, ainsi qu’un recentrage politique m’ont finalement permis de passer la dernière barrière qui me retenait.

Si j’ai quitté le Nouveau centre c’est à cause de divergences profondes avec la ligne du parti, s’imposant pieds et poings liés à une alliance avec la Droite, signée à jamais, qui l’empêche de regarder si de l’autre côté de la barrière les « adversaires » de gauche ne font pas parfois preuve de plus de bon sens et de pragmatisme que leurs indéfectibles partenaires. Ils avaient fait le choix de l’indépendance de l’UDF, ils se sont raccrochés à la Droite pour négocier leur maroquin en acceptant de donner une caution centriste permanentes aux dérives droitières du gouvernement Fillon, du président Sarkozy et d’une Droite populaire qui phagocyte le message politique de l’UMP. Les discours de Dakar, de Grenoble m’ont heurté, j’attendais une réponse forte de mon parti, elle n’arriva pas.

De plus, en trois ans c’est le conservatisme qui l’a emporté chez nos parlementaires, face à une société qui est désormais bien plus progressiste qu’ils ne le sont, et qu’ils comprennent de moins en moins. Étant moi-même un progressiste convaincu, je doute que l’un d’eux ne soit capable de porter un projet tel que Simone Weil ou Robert Schumann purent en porter il y a des décennies de cela. J’ai fait alors le choix de me battre pour les droits des homosexuels, l’euthanasie, et de nombreux autres sujets au sein du Mouvement Démocrate.
Si je m’engage au Modem c’est parce que je retrouve dans ce parti la liberté de ton et le pragmatisme qui caractérisent ma démarche en politique, ainsi qu’une projet humaniste, écologiste, européen réellement innovant. Ayant suivi depuis longtemps les démarches de son président, de ses membres et des Jdem j’ai conclu que j’y trouverai ma place et décidé de m’y engager à 100%.

Maintenant je continuerai au Mouvement Démocrate de défendre le rassemblement des centristes, et des jeunesses centristes tel que nous l’avons bâti dans le Rhône avec les présidents des Jeunes Démocrates et des Jeunes Radicaux, lorsque j’étais responsable des Jeunes Centristes. Notre division ne dessert que nous, et nos présents et futurs alliés ou adversaires sauront s’en servir contre nous. Ne leur laissons pas satisfecit de nos divergences, comblons les !

Portons notre projet centriste, débattons, décidons, je suis persuadé que notre méthode est celle qui permettra à notre pays de se remettre de la crise actuelle. Démocratie, écologie, progrès, social, liberté, Europe, nos valeurs nous sommes les plus à même de les porter. Je m’engage donc pleinement avec les Jeunes démocrates et le Modem pour gagner la bataille de 2012 et les échéances à venir, en espérant que nous nous retrouverons avec notre famille centriste pour redevenir demain la première force politique en France.

Pour rejoindre Jérémy Erre sur facebook

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2 Réponses to “Interview de Jérémy Erre, nouvel adhérent du Mouvement Démocrate”

  1. C’est ce type d’interview qui motive des élus comme moi à s’engager auprès des citoyens en général, et des Jeunes Démocrates en particulier. Ensemble, rien ne nous résistera !

    Comment peut-on on susciter de telles vocations dans des espaces ruraux ou les jeunes passent souvent le plus clair de leurs jeunes années en ville pour leurs études ou le travail ?

    Merci et Bravo encore !

  2. Bravo ! et bienvenu !
    Une bonne pèche bien fraiche pour cette rentrée.

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